Sommaire de la thématique
- 1Le couple rendement / risque, la règle d'or de l'investissement
- 2La liquidité et l'horizon, la question du temps
- 3Les livrets et l'épargne de précaution, la base de tout
- 4Les obligations, prêter son argent contre un revenu
- 5Les actions, devenir copropriétaire d'une entreprise
- 6Les ETF, acheter tout un marché en une fois
- 7Bitcoin et cryptoactifs, une classe à part
Les actions, devenir copropriétaire d'une entreprise
Nous arrivons au placement le plus emblématique, celui auquel on pense immédiatement quand on parle d’investissement : les actions. On imagine souvent qu’avec le marché action, on peut faire fortune comme on peut tout perdre. La réalité est plus nuancée, et surtout plus compréhensible qu'il n'y paraît, une fois qu'on saisit ce qu'est réellement une action.
Le principe : une part d'entreprise
Une action est une fraction du capital d'une entreprise. En détenir une, c'est posséder une petite part de cette société, avec ce que cela implique : vous profitez de sa réussite, et vous subissez ses difficultés.
Cette copropriété peut vous profiter de deux façons. D'abord par la hausse du cours : si l'entreprise prospère, sa valeur augmente, et vos actions valent plus cher que votre prix à l'achat. Ensuite par les dividendes : une partie des bénéfices que les entreprises versent régulièrement à leurs actionnaires. Contrairement au créancier obligataire, qui prête et attend son remboursement, l'actionnaire est associé au sort de l'entreprise, sans montant garanti ni échéance.
Où se situent les actions dans la grille
Dans notre grille de lecture, les actions se placent à l'extrémité dynamique du curseur.
Leur rendement potentiel est le plus élevé des placements que nous avons vus : historiquement, sur longue période, les actions ont surperformé la plupart des autres classes d'actifs. Leur risque est, logiquement, le plus élevé aussi : le cours peut varier fortement, et une entreprise peut voir sa valeur s'effondrer, voire disparaître. Quant à leur liquidité, elle est excellente pour les grandes sociétés cotées, qui se revendent en quelques instants, mais toujours au prix du moment.
C'est le couple rendement / risque dans sa forme la plus marquée : un potentiel de gain supérieur, payé par une incertitude élevée.
L'horizon, l'allié de l'actionnaire
Si les actions sont si risquées à court terme, comment expliquer qu'elles soient le placement de référence sur le long terme ? La réponse tient dans l'article sur l'horizon.
À court terme, le cours d'une action est imprévisible : euphories et paniques la font osciller sans logique apparente. Mais sur une longue durée, ces sursauts tendent à s'estomper au profit de la performance réelle de l'économie. Le temps ne supprime pas le risque, mais il le lisse grandement. Une baisse violente, insupportable si l'on doit vendre dans l'année, devient un simple accident de parcours quand on investit sur dix ou quinze ans, d'autant que les intérêts composés y font leur œuvre.
Reste une difficulté de taille : choisir les bonnes entreprises est un exercice difficile, et miser sur une seule action, c'est concentrer tout son risque en un seul point. Il existe pourtant un moyen simple de posséder des centaines d'entreprises à la fois, en une seule opération. C'est ce que permettent les ETF, notre prochain sujet.
