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Concept · Cours 3 sur 7

Les livrets et l'épargne de précaution, la base de tout

Débutant 2 min de lecturePar Karma

Avant même de penser à investir, il y a une étape par laquelle tout le monde doit passer : constituer une épargne de précaution. C'est le socle sur lequel repose tout le reste. Et l'outil de cette épargne, en France, c'est le livret. Peu rémunérateur, mais sûr et immédiatement disponible, il occupe une place bien précise dans notre grille de lecture.

Où se situe le livret dans la grille

Reprenons nos quatre repères. Le livret d'épargne offre une sécurité maximale : le capital est garanti, il ne peut pas baisser. Il est parfaitement liquide : l'argent est disponible à tout moment, sans frais ni délai. En contrepartie, son rendement est faible, et son horizon naturel est le court terme.

Autrement dit, le livret est l'exact opposé d'un placement dynamique. On ne l'utilise pas pour faire fructifier son argent, mais pour le garder à portée de main en toute sécurité. 

À quoi sert l'épargne de précaution

L'épargne de précaution, c'est la réserve qui vous permet de faire face à un imprévu sans avoir à casser un placement à un moment défavorable, ou à vous endetter. Sa fonction explique pourquoi la liquidité prime ici sur le rendement, car cet argent doit être mobilisable immédiatement, quand on ne peut pas se permettre d'attendre ni de vendre à perte. Chercher à le faire rapporter davantage en le plaçant sur un support risqué reviendrait à le rendre indisponible précisément quand on en a besoin.

Le cas français : des livrets réglementés

La France dispose de livrets dits « réglementés », dont le Livret A et le LDDS sont les plus connus. Leur taux est fixé par l'État et révisé périodiquement, leurs intérêts sont exonérés d'impôt, et les fonds restent disponibles à tout instant. Leur plafond de versement est en revanche limité.

Un point mérite d'être souligné, car il relie ce placement au tout premier article de cette série : le taux de ces livrets est souvent inférieur, ou tout juste égal, à l'inflation. En termes de rendement réel, l'épargne de précaution ne vous enrichit donc pas ; dans le meilleur des cas, elle limite la perte de pouvoir d'achat. Ce n'est pas un défaut, c'est la rançon de la sécurité et de la disponibilité.

C'est justement cette limite qui pousse à regarder au-delà, une fois le matelas de sécurité constitué. Quand on accepte d'immobiliser son argent plus longtemps et de prêter à un émetteur, on entre dans le monde des obligations, notre prochain sujet.